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  le blog labrousse.erick par : ERICK

Droit et Devoir de Mémoire deuxième guerre mondiale 1940 1945 LUTTER CONTRE LA RÉHABILITATION DE VICHY OU DE SON ADMINISTRATION DE L ÉTAT FRANÇAIS

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heure d'ete sous de vichy

ordonnance 6 0ordonnace 1945 0-copie-1

 

LE MARIAGE EST UN COMBAT

 Le 15 février, le mariage des activités électroniques civiles de Thomson avec le pôle industriel du Commissariat à l'énergie atomique, CEA-Industrie, entrera dans une phase décisive. Ce jour-là, Jean Syrota, l'homme chargé de constituer ce mastodonte de 90 milliards de francs de chiffre d'affaires, devrait faire connaître officiellement à Edith Cresson ses idées sur les moyens d'y parvenir dans le délai impossible qui lui a été fixé, soit avant l'été. Mais autant l'annonce, en décembre, de cette opération de Meccano gouvernemental avait été spectaculaire et brouillonne, autant ce rapport devrait rester discret. Les ministres ont été priés de se taire, Abel Farnoux - l'éminence grise de Matignon et l'inventeur du projet - d'en faire le moins possible, les administrations rivales des Finances et de l'Industrie de ravaler leurs états d'âme, et les dirigeants des entreprises concernées de limiter leur lobbying aux cénacles autorisés. Malgré sa complexité, la personnalité de Jean Syrota répond parfaitement à cette nécessité. X-Mines de 55 ans, il a voué l'essentiel de sa carrière aux questions énergétiques (président de la Cogema , il est le père de l'heure d'été), avec un détour par l'électronique et les télécoms. Jean Syrota se refuse obstinément à occuper son nouveau poste avec un porte-voix. Il suffisait de l'observer, voilà deux semaines, jouant les passe-murailles au milieu du plus prestigieux parterre d'ingénieurs de la République , emmenés sur le terrain, entre Grenoble et Rome, pour recevoir les ultimes instructions du Premier ministre. On en oubliait presque que c'était lui le chef chargé de diriger l'orchestre. Et que sa liberté de ton est une des qualités qui ont justifié ce choix. Que voulez-vous, confie en privé Edith Cresson, c'est l'un des rares hauts fonctionnaires qui aient jamais osé me contrer.C'est un homme qui aime la manipulation des directeurs de cabinets.

 

 Madame Cresson a toujours soutenu l'heure d'été un des plus beaux symbole du Pétainisme et elle s'est devouée à maintenir contre vent et marée ce fleuron de l'Etat de Vichy

   

 

Greenpeace et les Verts en ont fait leur tête de turc favorite. Mais ces écolologistes-là pourraient s'être trompé de cible. Car Jean Syrota, dont l'une des vérités premières est que " l'énergie la moins polluante est celle que l'on ne consomme pas ", est un défenseur obstiné de l'environnement et des économies d'énergie qui n'a jamis pu realisé que dans ses reves ........C'est le magicien de la depense publique 1000 Milliards d' euros délapidés depuis 1975 ....Voir le resultat du Lyonnais avec ces amis d'X sursaut 

 

 

Le patron de la Cogema attrape ce virus " écolo " en 1968 lorsqu'il est chargé au ministère de l'Industrie de la prévention des nuisances industrielles. Il persiste dans cette voie en devenant bientôt secrétaire général du Comité consultatif de l'utilisation de l'énergie avant d'être nommé, en 1973, à la tête de ce qui deviendra plus tard l'Agence de développement et de maîtrise de l'énergie. Il fut à ce titre, contre vents et marées, le père de l'heure d'été, voilà vingt-deux ans. Et s'illustra par ses attaques acérées contre EDF, coupable de gaspillage tous azimuts avec le " tout électrique " et son système de tarification. Aujourd'hui, l'écologie le rattrape : le nucléaire n'est-il pas la meilleure énergie pour lutter contre l'effet de serre ?

 

 

 

Cet X-Mines de soixante et un ans à l'apparence sévère - ceux qui le connaissent lui accordent la gaieté d'un Buster Keaton - fait preuve d'efficacité à la tête de Cogema depuis 1988. Il a ainsi réussi à inviter Total à hauteur de 15 % dans son tour de table, une façon de tenir à distance son autre actionnaire, le Commissariat à l'énergie atomique. Jean Syrota, qu'Edith Cresson avait choisi pour piloter le projet avorté d'un grand ensemble CEA-I-Thomson, n'en a pas pour autant abandonné toute ambition. Par exemple, celle de devenir le fédérateur d'un pôle nucléaire Framatome-Cogema avec prolongements vers l'Allemagne et les Etats-Unis.

 

  

JEAN SYROTA 66 ans, président de la Commission de régulation de l'énergie (CRE)

 Il est, lui aussi, nommé par Jacques Chirac, en mars 2000, pour six ans. Cet X-Mines a une carrière rectiligne de grand commis de l'Etat. Haut fonctionnaire au ministère de l'Industrie et il va meme jusqu'a encenser la politique économique de Jean Bichelonne dans les années 60-70, il créé l'Agence pour les économies d'énergie en 1974, au moment où il faut démontrer que la France a des idées à défaut de ' pétrole. Il fait ensuite un tour à la Direction générale des télécommunications (1978-1981), ayant de bifurquer vers l'énergie en 1982, ce qui lui permet d'obtenir - grâce à la gauche - la présidence de la Cogema en 1988. Voilà qui le prédispose à sa fonction actuelle, pour laquelle on lui reconnaît des compétences techniques. A noter qu'on lui doit l'augmentation des tarifs d'électricité que le président d'EDF souhaitait imposer au gouvernement et que la CRE vient de valider et la privatisation par Suez de Gaz de France .Il est aussi au conseil d'administration de Total

 

 

 DIVERGENCES SUR LES ENERGIES RENOUVELABLES

 S'il y a bien une chose sur laquelle tout le monde est d'accord, en France, c'est qu'il faut aider au développement des énergies renouvelables (ENR). Le problème, c'est que les professionnels des ENR entendent favoriser l'éolien quand les parlementaires souhaitent donner la priorité au solaire et à la biomasse. Pourquoi de telles divergences d'appréciation entre les entrepreneurs et les décideurs ?  

 

 

 

 

Pour André Antolini, il n'y en a qu'une : c'est l'éolienne. Lors de sa conférence de presse de mercredi (cf: Enerpresse n°7959), le président du Syndicat des énergies renouvelables (SER) a tenu à préciser les priorités d'action de son organisation. " Il n'y a aucun moyen de se rapprocher des objectifs fixés par la directive ENR sans l'énergie éolienne ", a-t-il martelé. Selon le syndicat, si la France veut, en 2010, produire 21% de son électricité à partir des énergies renouvelables, il lui faudra se doter d'environ 16 000 MW de nouvelles capacités " vertes ". " Et 70 à 75% de cet objectif passe par l'éolien, soutient André Antolini. Tout le reste, c'est de l'écran de fumée. "


 

 

 

Et le bouillant lobbyiste de se faire menaçant : " si l'on veut passer à la trappe l'éolien, il faut fermer le dossier des ENR ". Le problème, c'est que tous les acteurs du développement des énergies renouvelables ne sont pas sur la même longueur d'onde.

 

 

 

 

Bisbilles pour un tarif


 

Au premier rang d'entre eux figure la Commission de régulation de l'électricité (CRE). Le 5 juin dernier, l'institution dirigée par Jean Syrota émettait un avis négatif sur le tarif de reprise de l'électricité d'origine éolienne (cf. Enerpresse n°7902). Dans son avis, consultatif, la CRE considère que " le tarif proposé entraîne des rentes indues aux producteurs éoliens qui se traduiront par une augmentation significative des prix de l'électricité en France, et représente un moyen exagérément coûteux pour la collectivité d'atteindre l'objectif de développement de la filière que s'est fixé le gouvernement ". " Une contre vérité, réplique André Antolini. Je ne peux pas imaginer que l'Industrie (le ministère de..., ndIr) nous ait fait cadeau d'un tarif pour nous en mettre plein les poches ". Fin de la querelle ? Que nenni !


 

Le feuilleton sur la place - encore très virtuelle - de l'éolien a connu un nouvel épisode, le 15 novembre, à l'occasion de la publication d'un rapport de l'Office parlementaire des choix scientifiques et technologies ( cf. Enerpresse n°7955). Consacrée précisément aux énergies renouvelables, la dernière étude des députés Jean-Yves Le Déaut et Claude Birraux s'oppose aux certitudes du président du SER. Rappelant que la politique énergétique française doit intégrer la sécurité de l'approvisionnement, les contraintes climatiques et les objectifs fixés par la directive ENR, les deux parlementaires estiment que " l'éolien n'est pas en France, ni dans aucun pays développé, la solution miracle pour couvrir l'ensemble des besoins en électricité ". Ce que l'histoire immédiate confirme. Pour répondre aux exigences européennes, la France devrait avoir mis en service 14 000 MW éoliens d'ici à 2010. Or, aujourd'hui, la capacité cumulée des pales françaises n'atteint pas la centaine de MW. Mais la divergence entre le SER et les députés ne porte pas seulement sur les moyens de produire une électricité propre. Président d'un syndicat professionnel où les partisans de l'éolien pèsent lourd, André Antolini défend les intérêts de ses membres. Ce qui est la vocation d'un groupe de pression.


 

 

 

Lobby contre députés


 

Pour les membres de l'Office parlementaire, le problème ne se pose pas ainsi. Il ne s'agit pas seulement de savoir comment produire de l'électricité verte, mais aussi et surtout de satisfaire le plus " proprement " possible tous les besoins énergétiques. Des besoins en perpétuelle croissance. Or, si I'ENR préférée du SER a assurément un rôle à jouer dans la diversification du " mix " électrique français, elle n'est d'aucune utilité pour réduire les pollutions du secteur des transports qui, en rejetant annuellement près de 40 millions de tonnes de carbone, demeure le premier émetteur du principal gaz à effet de serre (GES) en France. Raison pour laquelle, Claude Birraux estime que les principales priorités, en matière de renouvelable, " sont le solaire et la biomasse ". Pour le représentant de la Haute-Savoie , l'accroissement au maximum des cultures énergétiques permettrait de réduire, chaque année, la consommation pétrolière de 20 Mtep et de réduire d'un tiers les émissions de CO2 issues des énergies fossiles. En programmant l'installation de 200 000 chauffe-eau solaires et 50 000 toits thermiques-photovoltaïques, le plan Face Sud prôné par les parlementaires permettrait de son côté au secteur tertiaire et à l'habitat individuel de réduire sensiblement leurs émissions de GES (les troisièmes après celles des transports et de l'Industrie) à des coûts probablement moindres que ceux du développement du seul éolien, évalué à 120 milliards de francs pour 14 000 MW

heure allemande

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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