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  le blog labrousse.erick par : ERICK

Droit et Devoir de Mémoire deuxième guerre mondiale 1940 1945 LUTTER CONTRE LA RÉHABILITATION DE VICHY OU DE SON ADMINISTRATION DE L ÉTAT FRANÇAIS

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Republicain Espagnol

 

Antonio Cordoba President et Erick Labrousse Tresorier du Cercle des Ecrivains humanistes de Blanquefort presentent les photos de la Base en 1941.....

La base sous-marine de Bordeaux serait une immense sépulture. Des dizaines de travailleurs réquisitionnés des Espagnols principalement auraient trouvé la mort lors de la construction de l'édifice et plusieurs d'entre eux auraient été laissés sur place et coulés dans le béton.
« Ce n'est qu'une rumeur ! » affirment les uns. Pour Antonio Cordoba Alcaide, historien-écrivain de Blanquefort « c'est hélas une triste réalité. Si horrible que les témoins de l'époque n'osent plus en parler, tellement elle leur fait mal. »
L'historien en apporte aujourd'hui les preuves : « Mon oncle José Cordoba Galvez a été le premier à m'en parler, dit-il. Un jour, alors qu'il travaillait sur le chantier, il a vu, devant lui, périr quinze de ses camarades. Ils travaillaient sous l'eau. Il y a eu un problème dans le caisson de décompression. Tous les gars sont morts, les Allemands n'ont pas pris le temps de remonter les corps. Ils ont été laissés au fond et le béton a tout recouvert. »


La stèle a disparu. Un témoignage confirmé par José Alsina, un autre travailleur espagnol réquisitionné à l'époque (aujourd'hui décédé). « Sachant que je militais en faveur des Espagnols républicains, il est venu me voir en 1995 alors que j'étais conseiller municipal de Blanquefort, précise Antonio Cordoba. Il m'a parlé des nombreuses victimes et m'a montré la photo d'une stèle bâtie à la mémoire des disparus contre le mur de la caserne Niel, là où la plupart des réfugiés logeaient la nuit. Un peu floue, la photo ne permet pas de tout déchiffrer mais on voit bien une liste de noms gravés. soixante-douze lignes, soit au moins autant de victimes. »
Le premier travail d'Antonio Cordoba Alcaide a été de courir à la caserne Niel pour trouver la stèle. Disparue ! « Nous avons sollicité des autorités militaires pour savoir où elle avait bien pu passer, personne ne le sait, aucun militaire présent n'ayant le souvenir d'avoir vu un jour ce monument. »
Cette disparition mystérieuse ne peut qu'inciter l'historien à poursuivre ses recherches. « Il est temps de rendre hommage aux Espagnols républicains, dit-il. Non seulement, ils ont été rejetés de leur pays, regroupés dans des camps, mais encore remis aux Allemands pour des travaux forcés. »
Au moins 3 000 réfugiés républicains espagnols les « rouges » comme on les appelait à l'époque auraient travaillé à la construction de la seule base sous-marine. Sous les ordres du fameux Otto, l'officier allemand chargé de superviser la construction.


Un monument de 2,50 m. Aujourd'hui, Antonio Cordoba ne demande rien d'autre qu'une nouvelle stèle, au pied de la base et un hommage officiel. Et il n'est plus le seul à le souhaiter. L'action est soutenue par l'ensemble des membres du Cercle des écrivains humanistes de Blanquefort. « Ce n'est pas pour le plaisir de remuer une vieille histoire du passé. Nous menons ce combat au nom de l'Histoire et de la mémoire ! » précise Erick Labrousse, trésorier de l'association.
Pour concrétiser son projet, l'association contacte actuellement toutes les collectivités. Elle a même déjà rencontré des élus. « La ville de Bordeaux a donné un accord de principe pour une implantation au pied de la base », note Antonio Cordoba. Cela ne suffit pas toutefois. Il faut maintenant trouver l'argent pour bâtir le monument.
Il y a un plan et un devis. Sur trois grandes marches en pierre de taille, une petite pyramide tronquée de 2,50 m de haut sur laquelle serait évoqué le sacrifice des travailleurs réquisitionnés et, du même coup, rappelé la construction de la base avec des photos d'archives exceptionnelles incrustées. L'AFPA de Caudéran et un marbrier de Blanquefort se chargeraient de la construction. 24 000 euros à trouver.
L'association organise une réunion publique d'information, aujourd'hui jeudi, à l'ABC de Blanquefort à 17 heures

 

 

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Syndicaliste anarchiste de la CNT (Centre national de trabajadores), ancien membre de la division Durruti pendant la guerre civile, Francisco Perez Ruano avait une trentaine d'années à l'époque. Il a 86 ans aujourd'hui et a décidé de terminer sa vie tout près de national de trabajadores), ancien membre de la division Durruti pendant la guerre civile, Francisco Perez Ruano avait une trentaine d'années à l'époque. Il a 86 ans aujourd'hui et a décidé de terminer sa vie tout près de la Garonne.
Comme bien de ses camarades il a été réquisitionné et contraint de travailler pour le compte de l'organisation Todt. « Sur Bordeaux, nous étions très nombreux. La plupart d'entre nous logeaient à la caserne Niel, mais aussi à la caserne coloniale, allées de Boutaud. » Chaque matin, toute cette main-d'oeuvre disponible et pas chère était envoyée sur les chantiers du mur de l'Atlantique. « Sur le seul chantier de la base sous marine, nous étions des milliers. Personnellement, j'y suis arrivé en 1942 et suis resté jusqu'à la fin, comme coffreur. »

« Un vrai travail de forçat, selon lui, sous le contrôle d'Allemands qui ne faisaient aucun cadeau », ponctué d'accrochages entre ouvriers et surveillants et d'accidents. Et des ouvriers plongés dans le béton ou victimes d'une chute accidentelle ? « C'est vrai que des gars sont tombés dans le béton. On n'allait pas les repêcher. Pressés par les ordres de surveillants, on continuait à couler. »
Francisco Perez ne se souvient pas, en revanche, d'une stèle reprenant, à l'entrée de la caserne de Niel, le nom des victimes du chantier. Ni pendant l'Occupation, ni après. Une fois la libération fêtée, en effet, nombreuse sont les victimes du travail forcé comme Francisco Perez qui ont tourné une page définitive sur ce triste moment de l'Histoire et ne sont plus jamais revenus à la caserne.

 

 

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