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  le blog labrousse.erick par : ERICK

Droit et Devoir de Mémoire deuxième guerre mondiale 1940 1945 LUTTER CONTRE LA RÉHABILITATION DE VICHY OU DE SON ADMINISTRATION DE L ÉTAT FRANÇAIS

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Lourdes et les Templiers

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Son origine remonte à l’époque romaine, il fut ensuite assiégé en 778 par Charlemagne puis devient la résidence des comtes de Bigorre aux XIe et XIIe siècles.Au XIIe siècle, il passe aux mains des comtes de Champagne (également rois de Navarre) avant d'entrer dans le domaine des rois de France sous Philippe le Bel apres avoir supprimer les Templiers . Il est cédé aux Anglais par le Traité de Brétigny par ordre du roi Jean II le Bon à Raymond de Castelbajac seigneur de la place le 23 novembre 1361

Le 7 des Ides de février de l'année 1148 (7 février 1149), la grande salle du château de Lourdes contenait une nombreuse et brillante assemblée. Pierre, comte de Bigorre ayant à ses côtés la comtesse Béatrix sa femme, Centulle son fils, et ses principaux chevaliers, donnait, en présence de Bernard, abbé de l'Escale-Dieu, à Pierre de Rosière, maître du Temple en Provence et à Arnaud de Villeneuve, chevalier du même Ordre, sa ville et son fief de Bordères, en franc alleu;les nobles donateurs faisaient en même temps cession de leurs droits sur les maisons que le Temple possédait à Saragosse. Cet exemple de libéralité ne tarda pas à être suivi par les seigneurs de la contrée et le Temple de Bordères vit successivement de nouvelles donations accroître son importance dans tout le pays de Bigorre. Séduits par la richesse du pays et par les sentiments de sympathie générale qui les y avait accueillis les Templiers résolurent de faire de Bordères un de leurs principaux établissements du Midi. Aussi s'empressèrent-ils de construire un puissant château au confluent de l'Adour et de l'Echez;c'est là qu'ils établirent en 1175 le siège de la nouvelle commanderie (Sources: Abbé de Larc, Etude sur Bordères, revue de Gascogne). Les archives après nous avoir fait connaître une donation faite en 1205 à la maison de Bordères par Gaston vicomte de Béarn et comte de Bigorre, nous montrent sa veuve, la comtesse Pétronille, en présence de sa cour réunie dans la demeure de l'Evêque de Tarbes, concédant aux Templiers le droit de haute justice dans le territoire de Bordères. Elle avait pour but, est-il dit dans Pacte: d'assurer l'exécution des volontés pieuses de ses ancêtres contre les tentatives possibles des successeurs. (1247). Malgré cette précaution les craintes de la comtesse Pétronille ne tardèrent pas à se trouver vérifiées: avant la fin du XIIIe siècle, Esquivât de Chabanes, comte de Bigorre, souleva des chicanes contre la juridiction des Templiers à Bordères. Après bien des pourparlers, l'affaire fut remise à l'arbitrage d'Arnaud-Raymond de Coarraze, évêque de Tarbes et de Pons de Brohet, Maître du Temple en Provence. La sentence de ces derniers reconnut et consacra les droits incontestables de la maison de Bordères; elle réservait seulement l'exécution des sentences capitales aux officiers du comte, qui devaient payer une certaine somme à ceux du commandeur, lorsque ces derniers livraient entre leurs mains, sur la limite de leur territoire, un condamné avec une expédition de la sentence prononcée contre lui (128l) Arrêtons-nous un moment sur deux, actes;de donation ou plutôt de restitution qui furent faits au Temple de Bordères vers le milieu du XIIIe siècle. Le samedi ayant la fête de
Noël de l'année 1248, dans le cloître de l'église de Tarbes, en présence, de l'évêque
Arnaud-Raymond de Coarraze et de son chapitre, du sénéchal Pierre de Bourdeilles, de
Pelegry de Lavedan, d'Arnaud, Vicomte d'Asté, et, d'Auger de Sarripac, Juges à la cour
de Bigorre, de F, Abbé de Saint-Sevin, de Philippe, prieur de Manbourguet, d'Augier de
Loïd, prieur de Bénac, des chevaliers Boson-Tizon, Formadge des Angles, A. de Clérag
et G. de Serres, Augier, seigneur d'Ossun reconnaissait que son père et son aïeul
avaient jadis donné au Temple de Bordères l'église et la grange d'Ossun, ainsi que la
moitié des dîmes de « Darraest »;devant cette imposante assemblée, il confessait
humblement qu'il avait péché en essayant de reconquérir par la violence ces
possessions ;aussi il les restituait au précepteur Vital d'Orleix, en prenant l'engagement
solennel sur les saints évangiles St Luc,St Marc,St jean et St Matthieu  de protéger à l'avenir les chevaliers du Temple contre toute agression extérieure, serment que répétèrent après lui dame Guiraude, sa femme,et Fourtanier d'Ossun son fils. Pour donner plus de solennité à cet acte, Augier d'Ossun demanda à l'Evêque, au chapitre et au sénéchal d'apposer leurs sceaux sur cettecharte. Les trois attaches, appendues au bas du parchemin nous prouvent que le voeu du donateur fut exaucé, mais les sceaux ont malheureusement disparu !
Trois ans plus tard une cérémonie analogue avait lieu dans l'église de Bordères, où
avaient été convoqués pour la circonstance les plus grands seigneurs de la contrée;le
puissant et fier baron Arnaud de Lavedan, suivi de sa femme et de son fils, Fortanier, se
présenta humblement dans l'enceinte sacrée et fléchissant le genou devant le
commandeur, il lui demanda pardon du crime dont il s'était rendu coupable en
dépouillant la maison de Bordères du village de « Baussaest » (Pintac) donné jadis à
l'Ordre par son aïeul A. d'Aragon et promit de s'employer, sa vie durant, à la protection
des Templiers. Quelques jours après, Arnaud de Lavedan, pour donner plus de fixité à
sa restitution et prévenir toute velléité de rechute de sa part, amena de Tarbes à
l'extrémité du pont de l'Adour près de la Léproserie trois de ses parents ou amis, Pelegri
de Lavedan, Formadge des Angles et Boson Tizon, qui s'offrirent, à servir de caution;ils
s'engagèrent à payer aux Templiers deux cents marcs d'argent dans le cas de non
exécution des clauses précédentes. A la prière du seigneur de Lavedan, Arnaud
Raymond de Coarraze, évêque de Bigorre, Pelegri de Lavedan, Arnaud de Coaraze,
vicomte d'Asté, et Boson Tizon apposèrent leurs sceaux à la fin de cette charte

La catastrophe qui mit fin à l'existence de l'Ordre du Temple, suspendit un moment cette
prospérité;mais cet arrêt ne fut que de peu de durée. Les Hospitaliers vinrent avec
empressement prendre possession des vastes domaines que le concile de Vienne leur
avait adjugés et planter leur étendard au sommet du donjon de Bordères.
Quelques années plus tard séduits par les charmes de ce séjour et l'importance de cette
position, ils en firent le chef-lieu d'une de leurs principales circonscriptions du Midi, en
réunissant à la commanderie de Bordères celle de l'hôpital d'Aureilhan qu'ils
possédaient dans le voisinage.

Le tétramorphe inversé au Sacre Coeur de Lourdes face au Château  garde par les deux Saint Jean 

 

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