Droit et Devoir de Mémoire deuxième guerre mondiale 1940 1945 LUTTER CONTRE LA RÉHABILITATION DE VICHY OU DE SON ADMINISTRATION DE L ÉTAT FRANÇAIS
7 Juillet 2024
Alexandre Villaplane, premier capitaine de l’équipe de France en Coupe du monde, en 1930 en Uruguay, s’est fourvoyé pendant la Seconde Guerre mondiale, en s’illustrant notamment dans la répression des juifs et des résistants.Étrange destin que celui d’Alexandre Villaplane, l’un des meilleurs joueurs de sa génération, celle du premier Mondial de l’histoire, qui se déroule en 1930 en Uruguay. Avec le brassard de capitaine, le joueur âgé de 24 ans est déjà l’un des cadres incontournables, dans une formation où l’âge moyen est de 23 ans et 6 mois. Quelques minutes avant d’entrer sur le terrain ce 13 juillet 1930, pour le match d’ouverture de la compétition face au Mexique, il est aux anges : « C’est le plus beau jour de ma vie », déclare-t-il à la presse.L’international joue en équipe de France depuis déjà quatre ans, après avoir été repéré par ses bons résultats en championnat de France avec le Racing Club de Paris. Sa première sélection remonte au 11 avril 1926, face à la Belgique, match durant lequel les tricolores l’emportent 4 buts à 3. Rapidement, Alexandre Villaplane – qui évolue au poste de milieu de terrain – devient un joueur incontournable de la sélection nationale. En quatre ans, il compte 22 sélections, soit dix de plus que le plus capé des autres joueurs, le gardien de but breton Alexis Thépot.
Un homme d’argent
Le football étant à l’époque un sport amateur, les joueurs n’ont pas le droit d’être payés par les clubs. Cependant, les équipes rivalisent d’ingéniosité pour faire signer des joueurs chez eux, en leur proposant des primes et des emplois (souvent fictifs), afin d’attirer les meilleurs athlètes. Alexandre Villaplane est l’un des premiers à bénéficier de ces largesses.
Des ennuis judiciaires à la Gestapo
C’est à cette période que le nom de Villaplane quitte définitivement la rubrique sportive pour la chronique judiciaire. En 1935, il est condamné à six mois de prison pour avoir participé à des paris hippiques truqués. En prison, il se lie avec le grand banditisme, ce qui lui vaut plusieurs séjours prolongés à la prison de la Santé, jusqu’en 1940.
Après la débâcle, c’est tout naturellement qu’il rejoint la bande de la rue Lauriston, siège de la Gestapo française. Car si l’Occupation provoque le désespoir chez beaucoup, elle apporte de nouvelles opportunités à certains, la guerre offrant la possibilité de s’enrichir rapidement, en toute impunité. Les nazis ont en effet besoin de s’établir durablement, et nouent pour cela des liens avec le marché noir afin de se procurer ce qu’ils ne peuvent obtenir eux-mêmes, du charbon au champagne…
À la tête de ce trafic, on trouve un ancien détenu de droit commun : Henri Lafont. C’est lui qui recrute un gang hétéroclite composé de tueurs à gages, d’escrocs, de patrons d’industrie et d’artisans ruinés par la guerre, de médecins, d’ouvriers, de chômeurs et… de sportifs déchus. Ce n’est pas l’idéologie nazie qui pousse ces hommes à dénoncer (et spolier) des juifs ou à torturer des résistants, mais bien l’appât du gain. C’est le cas d’Alexandre Villaplane. Un chef d’escadron de la mort L’ancien capitaine des Bleus doit pourtant se mettre au vert du côté de Toulouse en 1942, car il ne peut s’empêcher d’essayer d’arnaquer les Allemands. Il rentre quelques mois plus tard à Paris, sous une fausse identité, pour continuer son trafic. Arrêté par les SS pour vol de pierres précieuses, il est emprisonné à Compiègne, avant que le chef de la Gestapo française ne le fasse libérer. Pour se « racheter », alors que la Lafont crée la brigade nord-africaine en février 1944, Alexandre Villaplane fait valoir sa bonne connaissance de l’Algérie pour y être intégré. Il se retrouve même à la tête de l’une de ces cinq sections composées d’immigrés maghrébins de France, utilisées pour lutter contre la résistance intérieure, avec la bénédiction des Allemands.
Arrêté en août 1944, alors même qu’il vient d’être naturalisé allemand, Villaplane est jugé avec ses comparses de la rue Lauriston entre les 1er et 11 décembre de la même année, devant la cour de justice de la Seine. Condamné à mort pour haute trahison, intelligence avec l’ennemi, meurtres et actes de barbarie, il est fusillé le 26 décembre à 10 h, au fort de Montrouge, en compagnie de ses chefs Bonny et Lafont. La veille, il avait eu 39 ans
Villaplane est d’ailleurs promu Untersturmführer, c’est-à-dire sous-lieutenant de la SS. À la tête de son unité, il est chargé de « nettoyer » le Périgord entre mars et août 1944. Sous couvert de lutte contre les maquisards, sa troupe fait régner un climat de terreur en Dordogne, où elle multiplie pillages et massacres. Le plus sanglant d’entre eux se déroule le 11 juin 1944, dans le village de Mussidan, où 52 otages sont assassinés, dont près d’une dizaine par Villaplane lui-même. D’escroc, l’ex-footballeur se mue en assassin.
Villaplane et ses hommes de la Brigade nord-africaine ont débarqué dans l’exploitation de ses parents, à Pomport, à la recherche d’armes. suite a un largage de la nuit precendente.
SIRON Robert Maurice Jean
SIRON Robert Maurice Jean, né le 25 novembre 1901 à La Sauvetat-du-Dropt (Lot-et-Garonne), massacré le 23 avril 1944 à Pomport (Dordogne) ; cultivateur ; résistant Robert Maurice Jean Siron était le fils de Jean Siron et de Catherine Milhet, et l’époux de Léonidas Catherine Léontine Elia. Cultivateur, il était domicilié au lieu-dit La Coste, commune de Pomport. Le 23 avril 1944, il était à la ferme avec son domestique, Gabriel Lamy, au lieu-dit Caillevel), lorsqu’arrivèrent une quinzaine de militaires allemands, accompagnés de miliciens et de membres de la brigade Nord-africaine, qui perquisitionnèrent la ferme de Robert Siron, suspecté d’abriter un dépôt d’armes. La fagotière découverte sur les deux dans les vignes étaient la bonne suite a la livraison de la nuit .ils s’échappèrent au travers des vignes et des prés âpres avoir traversersé la Gardonette ils furent abattus en remontant le vallon .A ce jour se trouve une croix du lieu ou ils furent assassiner par les Allemands a la mitrailleuse. Tous deux furent abattus, à 11 heures heure d’été Leurs cadavres furent éventrés et leurs visages furent rendus méconnaissables. Les Allemands mirent ensuite le feu à la ferme parce qu’ils y auraient découvert des armes et des appareils radio.
Les PRÉS le long de la gardonette servirent pour les Largages Anglais des armes pour le Groupe Anic de l Armée Dordogne sud forte de 356 hommes
Ce sont des souterrains-refuges, aménagés sous le sol, parfois sous un bâtiment. Ils comportent un escalier descendant étroit et une ou plusieurs chambres. On peut distinguer des dispositifs de fermeture, des trous de visée, des conduits, des chausse-trappes, des silos, des aménagements divers.
Certains présentent des systèmes très simples avec une seule chambre, d’autres sont très complexes. Des cluzeaux souterrains ont été retrouvés dans les calcaires, les grès et même les marnes ou sables argileux, jamais dans les granites. On a trouvé toutefois des sortes de cluzeaux entre les blocs de granite érodés en boule Médaillé de la Résistance, Robert Siron a aussi obtenu la mention Mort pour la France ainsi que le statut d’interné résistant. Son nom figure sur le Monument aux morts de Pomport.
SOURCES : SHD, 21 P 675961 et 16 P 550795 (nc) — Etat civil décès Pomport, acte n° 9 dressé le 24 avril — Arch. dép. Dordogne, 1573 W 6. Note des Renseignements généraux du 27 décembre 1944. Crimes de guerre commis en Dordogne par les troupes allemandes et leurs auxiliaires. Les années ont passé, le petit garçon a grandi, puis vieilli. Mais la voix de Jean-Jacques Dailliat ne tremble pas et ses souvenirs sont très précis. Cet ancien viticulteur de Pomport (Dordogne), âgé de 88 ans, est certainement l’un des derniers témoins vivants ayant croisé en Dordogne la route du Alexandre Villaplane milicien , ancien capitaine de l'équipe de France de football devenu serviteur zélé du Reich. Et il n’a rien oublié. Il est des champions que les instances sportives se gardent bien de célébrer. Alexandre Villaplane est de ceux-là. En quelques années, celui qui a sans doute été vu comme un héros par les adorateurs du football a été rétrogradé au rang d’authentique salaud, fusillé au fort de Montrouge (Val-de-Marne) le 27 décembre 1944, aux côtés de Lafont et Bonny, les chefs de la sinistre bande de la Gestapo française de la rue Lauriston à Paris. Capitaine de l’équipe de France reconverti au service de l’occupant, Alex, comme il se faisait appeler, a funestement exploité ses « talents » en dirigeant une section de la Brigade (ou Phalange) nord-africaine, arme de terreur et de mort de la police politique du IIIe Reich qui s’est abattue... Les phalangistes, recrutés pour ne pas dire cooptés dans la lie de la société sur lesquels le pouvoir et la justice ferment les yeux, qui regroupe 36 nervis nord-africains, corses, droits communs parisiens, installés au théâtre municipal de Périgueux,qui sévissent de mars à août 1944.sous la houlette d'Alex Villeplane, recruté par Bony et Lafon, chef de la Hilfspolizei, et a le grade de sous-lieutenant de la Wehrmacht. Groupe ANIC (capitaine Charles Maigre chauffeur Hillaire Gachignard Brigadiste,Pierre Plaze membre du BCRA) depuis août 1942 au 31 décembre 1943 : mouvement FTPF du secteur de Sigoulès. Opérationnel du 1er janvier 1943 au 28 août 1944. 326 hommes dont 25 Républicains Espagnols à la Libération ; 7 tués au combat, 4 fusillés et 2 déportés. En fait partie le sous-groupe de Pringorieux et de La Force fort d'une centaine de FTP commandé par Demorny, qui a participé à la libération de Bergerac.Mai 1944