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  le blog labrousse.erick par : ERICK

Droit et Devoir de Mémoire deuxième guerre mondiale 1940 1945 LUTTER CONTRE LA RÉHABILITATION DE VICHY OU DE SON ADMINISTRATION DE L ÉTAT FRANÇAIS

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L Académie de Medecine n 'est pas une science pour la démocratie

L Académie de Medecine n 'est pas une science pour la démocratie
L Académie de Medecine n 'est pas une science pour la démocratie
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L'Académie de Médecine et l'idéologie de Pétain fait son retour contre la République 

Le nouveau ministre de la santé a ajouté comme en 1940 sous l Heure d'ete des vaincus de 1945 : « Pour autant, j’entends les questions que vous êtes nombreux à me poser. Je souhaite que ce soit la science qui nous aide à trancher cette question. » Il a souligné que « l’Académie nationale de médecine s’est, par exemple, fermement prononcée contre la réintégration des professionnels sujette à l’obligation vaccinale dans un communiqué de ce jour ». Mardi, cette dernière a, en effet, fait connaître dans un communiqué sa « ferme opposition » à une réintégration des soignants non vaccinés contre le Covid-19, jugeant qu’un « revirement » nuirait au « climat de confiance » entre soignants et patients, sans résoudre les difficultés de l’hôpital. Rappelant qu’il a saisi la semaine passée la Haute Autorité de santé, « dont l’avis permettra également d’éclairer nos débats à la lumière de leurs retours », François Braun a assuré qu’à ce moment-là le gouvernement pourra « alors objectiver la situation et prendre une décision éclairée ». Cet organisme n'a aucune valeur Républicaine et son administration sous l'Heure d’été de la collaboration de mars 1942  est conforme à l'État Français en s'opposant volontairement contre les institutions

 CENTRE DE RECHERCHE MÉDECINE, SCIENCES, SANTÉ ET SOCIÉTÉ CNRS UMR 8559 – INSERM U502 – EHESS Campus CNRS, 7 rue Guy Môquet  94801 Villejuif Cedex – France européennes 

Si le vaccin est banalisé, c’est dans un sens très différent de celui des années 1980 : comme les autres produits de santé, il est désormais source d’inquiétude publique. De même, l’opérateur « génie génétique » permet de relier les conflits sur les plantes génétiquement modifiées et le combat spécifiquement lié aux vaccins produits par ce type de technologie. Symbole de la modernité vaccinale dix ans plus tôt, le génie génétique représente désormais une technologie dont l’intérêt et l’innocuité sont largement discutés. De ce fait, les questions alimentaires, sanitaires et vaccinales constituent une collection dont on trouve régulièrement l’énumération chez les militants contemporains de la cause anti-vaccinale : De ce fait, les questions alimentaires, sanitaires et vaccinales constituent une collection dont on trouve régulièrement l’énumération chez les militants contemporains de la cause anti-vaccinale : « Je tiens à rendre hommage à tous ceux qui se battent pour les libertés, pour toutes les libertés écrasées par cette pensée unique qui ficelle Mc Donald, les produits pour maigrir, les aliments transgéniques, les poulets à la dioxine, qui ne s’occupe pas de la santé, qui n’apporte rien aux malades, mais qui rapporte beaucoup au grand business de ce siècle »Cette agrégation des causes, même si elle est courante, n’est pas une voie nécessaire pour le renforcement des mouvements sociaux. A contrario, signalons que les acteurs qui se mobilisent contre les OGM prennent soin en général de distinguer les deux types d’application (agricole et médicale), se concentrant sur les retombées non médicales pour lesquelles le bénéfice est difficile à établir et est facilement connectable avec des enjeux politiques importants (droits de propriété, indépendance des agriculteurs…

Loi du 30 novembre 1941 CRÉANT UN INSTITUT NATIONAL D'HYGIENE

JORF du 6N° 4068. —

 LOI du 30 novembre 1841 créant un institut national d’hygiène.

 Nous, Maréchal de France, chef de l’Etat français.

 Le conseil des ministres entendu, Décrétons: 

Art. 1*'. —- Il est créé à Paris un établissement public qui prend le nom d’institut national d’hygiène. Cet établissement, rattaché au secrétariat d’Iitat à la famille et à la santé, est doté de la personnalité civile et de l’autonomie financière. 

Art. 2. — L’institut national d’hygiène a pour objet: 1* De provoquer et d’eflectuer d*s travaux de laboratoires intéressant directement la santé publique ; 

2* D’étudier les conditions d’utilisation et les modalités d'application pratique des résultats des recherches scientifiques de tous ordres, notamment par l’aménagement de stations d’es?ate (assainissement, désinfection, etc.) et par l’extension du champ d’cxpénment3tion (épidémiologie, prophylaxie générale des maladies transmissibles, problème de la nutrition, etc.) ;

 3° De confronter les résultats des enquêtes menées dans diverses collectivités avec les investigations de laboratoire (nutrition et état sanitaire, sous-alimentation et tuberculose, etc) ;

 4* De réunir et de tenir à jour une documentation complète sur la situation sanitaire du pays et sur l’hygiène générale ; d’entreprendre ou d’encourager la publication de travaux susceptibles d’enrichir celte documentation; de faciliter, en cette matière, la rédaction de textes de vulgarisation ou d’enseignement.

 Art. 3. — L’institut se compose des quatre sections suivantes : 1° Section d’épidémiologie; 2° Section d’hygiène générale; 3° Section de nutrition; 4° Section des maladies sociales (cancer, syphilis, tuberculose, alcoolisme). 

A chaque section sont rattachés des établissements d’application et des laboratoires agréés par le secrétaire d’Etat à la famille et à la 6a::té, les premiers sans limitation de durée, les seconds pour une période de cinq ans renouvelable.

 Art. 4. — L’institut national d’hygiène est géré, sous l’autorité du secrétaire d’Etat à la famille et à la santé, par un conseil d’administration et par un directeur nommé par arrêté du secrétaire d’Etat, sur la proposition du conseil

. Art. 5. — Le conseil d’administration comprend : Le secrétaire général de la santé ou son représentant, président; Le directeur de la santé, vice-président; Le directeur du centre national de la recherche scientifique; Un représentant du secrétariat d’Etat à l’écouomie nationale et aux finances; Quatre membres choisis pour quatre ans ijpar 1# secrétaire d’EUd à la famille ej à décembre 1941

la santé parmi les personnes qualifiées par’ des travaux intéressant la santé publique; Le directeur de l’institut assistera également, avec voix délibérative, aux séances du conseil d’administration. 

Art. 6. — Un règlement d’administration publique précisera les conditions d’application de la présente loi, notamment en ce qui concerne le fonctionnement du conseil d'administration et des sections, le statut du personne! et le régime financier.

 Art. 7. — Le présent décret sera publié au Journal officiel et exécuté comme loi de l’Etat. Fait à Vichy, le 30 novembre ifiif. PH. TÉTAIX. 

Par le Marchai de France, chef de l’Elat, français : Le ministre secrétaire d'Etat a Vintérieur, PIERRE PECHEU. 

Le ministre secrétaire d'Etat à l’économie nationale et aux finances, YVES BOUTHILLIER. 

Le secrétaire d'Etat à l’éducation nutionale et à la jeunesse, JÉRÔME CARCOPIÎÎO.

 Le secrétaire d'Etat à la famille et à la santé, SERGE HUAR

Serge Huard, né à Paris le 16 janvier 1897 (7e) et mort le 15 mars 1944 à Paris (16e), est un médecin et homme politique français du régime de Vichy. Il est successivement Secrétaire général à la santé du 18 juillet au 10 septembre 1940, Secrétaire général à la Famille et à la santé du 10 septembre 1940 au 11 août 1941, puis Secrétaire d'État à la famille à la santé du 11 août 1941 au 18 avril 1942. En 1941, il installe l'Institut national d'hygiène, ancêtre de l'INSERM. On lui doit aussi l’organisation des DRASS, la législation sur l’avortement  ou encore la loi hospitalière de 1941

 

 

Louis Aublant

Fonctionnaire de Vichy

Il est secrétaire général à la Santé du 7 septembre 1941 au 17 décembre 1943 dans le Gouvernement Darlan. Il est décoré de l'ordre de la Francisque.

Carrière à l'Institut PasteurAprès la Libération, il est nommé secrétaire général de l'Institut Pasteur de 1946 à 1966, élu membre de l'Académie nationale de médecine en 1956.

Présidents   Pétainistes de l Academie de Medecine 1940 1945

En 1943, Emile Sergent publie le livre La formation intellectuelle et morale des Élites.Émile Sergent est élu membre de l'Académie nationale de Médecine pour la section de pathologie médicale le 8 avril 1919. Il en est le président pour 1941. Il est également membre et ancien président de la Société médicale des Hôpitaux de Paris. Il fut président de la Société d'Etudes sur la Tuberculose en 1924 et vice-président de la Commission nationale de Défense contre la Tuberculose. Il a appartenu à la Société anatomique. Il présida le Conseil médical du Sanatorium de Bligny, membre et vice-président de l'oeuvre Grancher et membre du Conseil de surveillance de l'assistance publique. Il fut élevé au rang de grand officier de la Légion d'honneur le 6 mai 1943, par décret rendu sur le rapport du Ministère de la Santé et de la Famille. Il a auparavant été commandeur (1930), officier (1919) et chevalier (1913). A l'étranger, il fut Grand Officier de la Couronne de Roumanie, de l'Etoile de Roumanie, de la Couronne de Yougoslavie, Grand-Croix de l'Ordre de Saint-Sava, Commandeur de l'Ordre de Léopold et Officier de la Croix du Sud (Brésil). Il fut délégué du Ministre de l'Hygiène aux journées médicales belges (1921). A la Faculté de Médecine de Paris, il fut Lauréat (prix de thèse) médaille d'argent avec mention honorable (prix Chateauvillari) en janvier 1897. En 1902, il est lauréat (prix Saintour) pour son travail sur l'insuffisance surrénale. A l'Académie de médecine, il reçoit la mention honorable pour le Prix Saintour (1896) et le Prix Chevallier (1897). Il est lauréat du Prix Saintour en 1908 pour ses travaux sur la Syphilis et la tuberculose.

La loi du 30 novembre 1941 installe l'INH, établissement public doté d'une double mission : effectuer des études dans le champ de la santé publique et coordonner les enquêtes sanitaires à mener dans le pays.

1941 : la création de l’Institut national d’hygiène (INH)
"Le secrétariat d’Etat à la Famille et à la Santé ne pourra accomplir la besogne technique qui lui incombe et donc prendre la place qui lui revient de grand ministère technique qu’en ayant à côté de lui un organisme présentant toutes garanties scientifiques. (1941, André Chevallier, professeur à la faculté de médecine et de pharmacie de Marseille, dans une note à son ami Serge Huard, secrétaire d’Etat à la Santé du gouvernement) La loi du 30 novembre 1941 installe l’INH, établissement public doté d’une double mission : effectuer des études dans le champ de la santé publique et coordonner les enquêtes sanitaires à mener dans le pays. Il est chargé de doter le pays de l’appareil de statistiques épidémiologiques qui lui fait défaut, mais également de mener des recherches sur l’utilisation des vitamines pour pallier les pénuries alimentaires du fait de guerre.

André Chevallier en est nommé le directeur.

De 1941 à 1945, l’INH est donc essentiellement en charge des problèmes d’hygiène et de santé publique. Il est divisé en quatre sections :

  • la section de la nutrition en charge de l’alimentation infantile ; pour André Chevallier, auteur de recherches remarquées sur le dosage des vitamines, il s’agit là d’un problème crucial pour la France, victime de restrictions et pays où l’on compte le plus important déficit démographique dans le monde ;
  • la section des maladies sociales attachée à l’étude de la tuberculose, de l’alcoolisme et de la syphilis, mais également du cancer ; en 1942, Pierre Denoix constitue le premier fichier français de cancéreux à partir de 35 000 dossiers provenant en partie de l’Assistance publique de Paris ;
  • la section d’hygiène, essentiellement chargée des problèmes d’adduction d’eau et de médecine du travail ;
  • la section d’épidémiologie, dirigée par Alice Lotte, qui publie régulièrement des statistiques de mortalité.

 

Pierre Laval résume le rôle, évidemment exagéré, du Dr Bernard Ménétrel auprès du maréchal Pétain : « J’avais tout prévu, sauf que la France serait gouvernée par un docteur. » Ce n’est pas exagéré de tenir le second pour la véritable éminence grise de l'Hôtel du Parc à Vichy, résidence officielle du chef de l’État autoproclamé en 1940. Les deux titulaires successifs du portefeuille de la santé eurent sans doute bien moins d’influence que lui. Cet été, « le Quotidien » retrace l'histoire de médecins qui se sont illustrés pendant la seconde guerre mondiale.

Le Dr Ménétrel aux côtés du maréchal Philippe Pétain​​​​​​

Le Dr Ménétrel aux côtés du maréchal Philippe Pétain Fils de Louis, multimédaillé de la Première Guerre mondiale et médecin traitant du maréchal Pétain pendant trente ans, Bernard Ménétrel était donc né en 1906 à Neuilly. Des auteurs en manque d’inspiration en ont fait, sans preuve, « le fils caché » du maréchal mais il est vrai que ce dernier en était devenu le père spirituel bien avant 1940, témoin à son mariage et parrain d’un de ses 4 enfants. Pour le reste, Bernard Ménétrel était un fils à papa, fidèle à la tradition médicale familiale l’amenant au clinicat après un concours laborieux à l’externat, plus honorable à l’internat. Installé au cabinet de son père au 5 de l’avenue Montaigne, à Paris, il aurait pu y mener une carrière classique et lucrative de consultant s’il n’avait visité le maréchal… la veille de monter au front en 1940. Difficile de résister à la sollicitation du déjà vieux (84 ans) militaire qui l’avait toujours encouragé – et « pistonné » pour son service sous le képi rouge au Maroc – lui déclarant de but en blanc qu’il avait besoin de sa présence constante auprès de lui !,De ce jour et jusqu’à la fuite vers Sigmaringen en septembre 1944, le médecin ne fut jamais éloigné de son mentor plus de trois ou quatre jours d’affilée. Cette carrière de conseiller de l’ombre avec ses succès, ses aléas et ses revers a été parfaitement décrite par l’historienne Bénédicte Vergez-Chaignon L'« inventeur » de la Francisque"

On peut en retenir une probable influence au moment de désigner René Leriche pour prendre la tête du Conseil supérieur de l’Ordre créé en octobre et un rôle officiel au service de l’image du maréchal : c’est lui qui avait « inventé » la médaille de la Francisque et présidé par la suite à quelques attributions, dont celle de François Mitterrand croisé dans le service des prisonniers, auxquels Ménétrel faisait parvenir, depuis une officine spécialement créée, « les colis du maréchal ». Son rôle politique est plus douteux, et même sérieusement controversé : il semble avéré qu’il était hostile à la politique collaborationniste de Laval – d’où l’hostilité de ce dernier – mais jusqu’à quel point était-il antisémite ? La question divise toujours les historiens mais son appartenance antérieure aux Camelots du Roy relève bien des fake news et son nom est également absent des listes de convives des célèbres « banquets médicaux » de l'Action française. Il eut, en revanche, de nombreuses correspondances avec des médecins, y compris juifs, comptant parmi ses compagnons d’études ou d’internat. En ressort un portrait relationnel un peu brouillon et, surtout, une jalousie quasi maladive de son rôle de « dépositaire » de l’agenda de son patron. Il fut, et demeura au gré des époques, le meilleur « sésame » de l’accès au bureau du maréchal et le grand orchestrateur de ses déplacements. Il eut souvent, dans ce rôle, maille à partir avec ses interlocuteurs ou intermédiaires allemands, dont l’ambassadeur de Brinon, candidat à la succession du maréchal en exil, ce qui lui valut d’être arrêté par la Gestapo avant son entrée en Allemagne. Livré aux Alliés, il dut évidemment comparaître en Cour de justice à la Libération. Sans autre préjudice qu’une condamnation à l’indignité nationale. Il rencontra finalement la mort dans un accident de la route en Provence, en 1947, dans des conditions assez mal élucidées.

Oxygène pulsé et thérapeutique carbonée

Son rôle de médecin personnel du maréchal n’est en revanche discuté par personne, soignant ou plutôt entretenant « son » malade à base d’oxygène pulsé et d’une thérapeutique carbonée censée maintenir en forme l’octogénaire qu’il accompagnait à table et dans ses promenades pré- et post-prandiales. 

Le Dr Ménétrel aux côtés du maréchal Philippe Pétain

Philippe Pétain connut deux autres médecins de moindre influence, les Drs Schillemans, médecin-lieutenant prisonnier dans un camp voisin de Sigmaringen et Moissonié, commis d’office à la prison de l’Ile d’Yeu ; les deux témoins du naufrage intellectuel ont écrit des mémoires sans grand intérêt historique, la démence de leur patient ne faisant plus guère de doute. On retiendra surtout celle de l’épisode de l’exil, le refus cinglant du vieillard à qui on proposait l’assistance de Céline, effectivement présent (et disponible) à Sigmaringen. Évidemment moins familiers du personnage, deux autres médecins valent d’être cités, respectivement Secrétaires d’État successifs à la Santé : – le Dr Serge Huard, premier secrétaire d’État (et d’ailleurs sous-secrétaire d’État dans la première version, rattaché à Jean Ybarnégaray, titulaire du portefeuille de la Famille et de la Jeunesse, lui-même rattaché au ministère de l’Intérieur) est sans doute le plus singulier, encore énigmatique. . Promu chirurgien des hôpitaux de Paris en 1933, il avait été le second du Pr Schwartz, président de la Ligue… contre la dichotomie et ne manquait jamais de rappeler son attachement aux principes déontologiques. C’était sans doute un idéaliste et c’est vraisemblablement à son initiative que furent nommés au Conseil supérieur de l’Ordre deux autres idéalistes, les Drs Marc Nédélec et Armand Vincent, rapidement qualifiés de « communistes » par leurs détracteurs collaborationnistes. Le premier a d’ailleurs expliqué, au décès du Dr Huard en 1944  . On doit à Serge Huard, durant les deux années de son « ministère » , l’organisation des DRASS ou la création de l’Institut national d’hygiène (devenu Inserm à la Libération), l’organisation de toute la pharmacie – du laboratoire à l’officine – diverses mesures de lutte contre les fléaux sociaux (alcoolisme, vaccination anti-tétanique…), la législation sur l’avortement ou encore la loi hospitalière de 1941, largement en vigueur encore aujourd’hui (avec des établissements antérieurement réservés aux pauvres) ;– le Dr Raymond Grasset, obstétricien, successeur de Serge Huard en avril 1942 et devant cette nomination à son ami (et voisin) Pierre Laval, le maire (et propriétaire des eaux) de Chateldon. Autant Huard était un peu poète, égaré en politique, autant Raymond Grasset était un jusqu’au-boutiste. Se réclamant du radical-socialisme, leader départemental d’un mouvement d’anciens combattants, il était devenu, dans la foulée, le patron de la LVF (Légion des volontaires français) du Puy-de-Dôme. Ancien président départemental du syndicat confédéré, il ne méconnaissait évidemment pas le dossier dont il héritait sans pouvoir se prévaloir du même bilan, laissant notamment se dégrader la situation alimentaire dans les hôpitaux psychiatriques. ,Il avait fallu l’intervention de Bonnafous, son collègue du Ravitaillement, pour y pourvoir. Resté à son poste jusqu’à l’ultime moment, il connut ensuite la prison et le procès en collaboration. Dont il sortit indemne pour avoir prétendu s’être servi de la valise diplomatique pour acheminer en France l’insuline faisant défaut aux diabétiques français. Ce qu’il affirme en tout cas dans des mémoires où il se vantait de quelques autres « faits d’armes » invérifiables prouvant que la résistance médicale était fourvoyée dans la collaboration  avec le pass Vaccinal de l'Amiral Platon du 10 décembre 1941

 

journal officiel de l'Etat français. Lois et décrets (imprimé à Vichy) (version papier numérisée) n° 0333 du 12/12/1941 - Texte en accès protégéVaccination antiamaryle.

Le contre-amiral, secrétaire <l’Etat aux colonies,

Vu le décret du 14 avril 1904 relatif à la protection de la santé publique en Afrique occidentale française et en particulier, son article G:

Vu l’arrête du gouverneur général de l’Afrique occidentale française en date du

30 mars 1933 fixant les mesures d’ordre général A appliquée en vue de prévenir l'écloSion de la fièvre jaune;

Vu le rapport en date du 22 avril 1941 du médecin général, inspecteur des services sanitaires et médicaux de l’Afrique occidentale française, relatif aux résultats obtenus, depuis 1939, en matière de vaccinations antiamaryles;

Vu l’arrêté Interministériel en date du 40 septembre 1941 rendant obligatoire la vaccination antiamaryle de tout le personnel relevant du département de la guerre stationné en Afrique occidentale française;

Vu la demande télégraphique en date du 23 novembre 1941 du gouverneur général, haut commissaire de l’Afrique française; Sur la proposition du directeur du service de santé des colonies,

Arrête :

Art. 1”. — La vaccination antiamaryle par scarifications est obligatoire pour toute la population civile, européenne et indigène de l Afrique occidentale française.

Les instructions techniques relatives à la pratique de la vaccination et à ses contre-indications, annexées à l'arrêté de septembre 1941 rendant la vaccination antiamarylo obligatoire chez les militaires, sont applicables aux populations civiles.

A:t. 2 — Les passeports sanitaires prévus par la réglementation en vigueur ne seront délivrés que sur présentation préalable de la carte de vaccination antiamaryle.

Art. 3. — Toute personne débarquant dans un port de la ‘colonie sera obligatoirement soumise 4 la vaccination antiamaryle si elle ne peut justifier avoir été vaccinée depuis moins d'un an.

Art. 4. — Les contrevenants aux dispositions du présent arreté et leurs complices seront

passibles des pénalités prévues par le décret du li avril 1904, modifié le 8 mai 1922 et complété par le décret du 2i juillet 1924, sur ta protection de Ja santé publique en Afrique occidentale.

Art. 5. — Le gouverneur général, haut commissaire de l’AIrique française, est chargé de l’exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel et au Rullclin officiel du secrétariat d’Etat aux colonies.

Fait à Vichy, le 10 décembre 1941.

A1 PLATON

 

 

 

 

 

 

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