Droit et Devoir de Mémoire deuxième guerre mondiale 1940 1945 LUTTER CONTRE LA RÉHABILITATION DE VICHY OU DE SON ADMINISTRATION DE L ÉTAT FRANÇAIS
24 Février 2022
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Le dictateur allemand comptait également éliminer préventivement toute menace venue de l’Est : "L’expansion soviétique dans les États baltes, la Roumanie et la Pologne, ainsi que les demandes d’influence russes en novembre 1940 sur la Bulgarie et les détroits turcs avaient fait comprendre à Hitler que Staline posait un sérieux problème stratégique "L’Union soviétique était aussi le foyer du judéo-bolchévisme [NDLR: une allégation conspirationniste au cœur de l'idéologie nazie] . En écrasant les forces soviétiques, il comptait faire en sorte que la menace du communisme ne plane plus au-dessus de l’Allemagne et l’Europe." Aujourd'hui on utilise le même terme dans Islamo Gauchiste par les admirateurs de Pétain
Très vite, alors qu’un antisémitisme virulent sévit au sein des unités allemandes et de leurs alliées engagées à l’Est, l’opération Barbarossa marque une nouvelle étape dans l’élimination des Juifs d’Europe : "Durant les trois premières semaines de l’invasion, exécutions de Juifs et pogroms se multiplient, comme à Kaunas ou à Lvov. Les 3 000 hommes des Einsatzgruppen (unités mobiles d'extermination) ont pour mission d’éliminer les potentiels opposants, en première ligne les gens du Parti et les Juifs soupçonnés de soutenir le régime soviétique. Très rapidement, ces fusillades s’étendent à de larges pans de la population juive Le maître d’œuvre de Barbarossa, Franz Halder, chef d’état-major de l’armée de terre, défend une conception militaire traditionnelle : détruire le corps de bataille ennemi en une "bataille décisive". Pour cela, il faut l’attirer devant un objectif qu’il sera obligé de défendre : Moscou. Mais Hitler se contrefiche de la capitale russe, qu’il prévoit de noyer sous un lac artificiel ! Ce qui l’intéresse en Union soviétique, c’est la profondeur stratégique et les matières premières. Ses objectifs sont la Baltique, pour mettre la main sur le minerai de fer suédois, et l’Ukraine, avec son blé, les énormes mines de charbon du Donbass et, par-delà, le Caucase et son pétrole. Grâce au pétrole et à l’acier, il pourra armer les flottes aériennes et navales nécessaires pour battre l’alliance anglo-saxonne. Hitler veut donc concentrer l’attaque sur les deux ailes, vers Leningrad et Bakou, tandis que Halder vise Moscou. Le plan final est un compromis boiteux entre ces deux visions, ce qui entraînera plusieurs crises graves de commandement. Avec, à la clef, d’incessants transferts de troupes, épuisants dans un pays sans routes, qui démoliront littéralement les corps de panzers. L’ordre de Hitler demandant de préparer l’invasion de l’URSS vint dès décembre 1940. Celui-ci pouvait compter sur l’appui de la Finlande, de la Hongrie et de la Roumanie. Cette invasion avait pour but de priver les Alliés d’un possible allié, mais surtout de s’emparer des immenses ressources pétrolières et minérales de l’URSS. L’opération Barbarossa, qui devait être déclenchée en mai 1941, fut repoussée à la mi-juin en raison des invasions de la Yougoslavie et de la Grèce.
Les Allemands envoyèrent sur le front russe trois groupes d’armées, soit 153 divisions, dont 17 blindées et 13 motorisées. Elles formaient quatre groupes de Panzers, soit 3 500 chars et rassemblaient 2 800 avions (au début de l’offensive) répartis en quatre flottes pour un total de 5,5 millions d’hommes. Ceux-ci étaient originaires d’Allemagne, de Finlande, de Hongrie, de Roumanie et d’Italie. L’Armée Rouge disposait de 132 divisions, dont 34 blindés, soit plus de 3 millions de soldats. Au matin du 22 juin 1941, les 5,5 millions de soldats des forces de l’Axe avancèrent sur quatre fronts. Les troupes du maréchal finlandais Mannerheim, soit un groupe d’armées de 21 divisions, soutenu par la quatrième flotte aérienne et l’aviation finnoise (900 appareils), étaient positionnées à la frontière russo-finlandaise.
L’histoire est rapportée par la BBC : « Nous pensons que cela donnera de la force aux joueurs car ils se battront pour toute l’Ukraine », s’est justifié le président de la Fédération ukrainienne. Une précision qui a eu le don d’irriter la garde rapprochée du président russe Vladimir Poutine. La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a notamment critiqué cette tenue, affirmant que l’équipe de football avait « rattaché le territoire de la Crimée, considéré comme russe », ajoutant : « C’est juste impossible. » De son côté, le député russe Dimitri Svishchev a qualifié ce maillot de « totalement inapproprié » et a demandé aux organisateurs de l’Euro, c’est-à-dire à l’UEFA, de prendre des mesures à l’encontre de l’UkraineLa fédération ukrainienne de football a dévoilé les maillots que porteront les hommes d'Andriy Chevtchenko durant l'Euro. Sur le devant, le territoire du pays est mis en avant et incorpore toujours la Crimée, région annexée par la Russie en 2014, mais constamment revendiquée par l'Ukraine. Le slogan « Slava Ukraïni, Geroem Slava » , (gloire à l'Ukraine, gloire aux héros en VF) n'est pas du goût des Russes non plus., associés à des groupes nationalistes ayant combattu et coopéré lors de la Seconde Guerre mondiale avec les nazis. « Pendant la guerre, ce cri de guerre nazi a été utilisé par les unités armées ukrainiennes nationalistes régulières et irrégulières » , a confié ce dimanche Maria Zakharova, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères L'UEFA a expliqué que le problème vient de la “combinaison” du slogan “Gloire à l'Ukraine” avec celui “Gloire à nos héros” ajouté plus récemment à l'intérieur du maillot, et qui n'avait “pas été prise en compte” lorsque l'instance a validé l'équipement ukrainien en décembre 2020, reconnaît l'UEFA
Sceau de l'État ukrainien en 1941
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Kiev. La députée Liudmyla Buimister, sur la place Maïdan. avec le slogan de l Etat Ukrenien de 1941
Entre mai 2014 et 2015, le bataillon effectue de nombreuses missions contre les séparatistes de l’Est de l’Ukraine : prise de bâtiments, de villes et de points stratégiques, captures et assassinats d’opposants. Plusieurs rapports d’Amnesty International et de l’ONU établissent des listes inquiétantes d’exactions commises en marge des affrontements considérées comme des crimes de guerre : enlèvements et maltraitances, détention arbitraire, torture, viols, exécution par décapitation d’otages et de prisonniers pro-russes. Depuis 2014, le bataillon de 800 hommes a attiré de nombreux volontaires. Des dizaines de néo-nazis viennent de l’étranger (Italie, France, Suède, Croatie, Suisse, Slovaquie, Russie) pour combattre autour d'une cause commune. Il est aujourd’hui difficile de connaître le nombre d’hommes engagés. Les estimations varient, et le bataillon devenu un régiment pourrait contenir entre 2000 et 4000 combattants. Parmi eux, nombreux sont ceux qui s’affichent portant des symboles nazis, comme des insignes SS, des croix gammées ou encore le soleil noir et la Wolfsangel, ressemblant à un assemblage des lettres N et I, présents tous deux sur le blason du régiment. S’il est impossible de savoir combien de membres de ce régiment sont véritablement néo-nazis, ils sont nombreux à s’en revendiquer ouvertement et à tenir un discours antisémite, suprémaciste blanc, de nationaliste et de fascination pour le Troisième Reich qui ne laisse aucun doute sur leur idéologie.
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La Légion des Volontaires Français contre le bolchevisme ( L.V.F. ) a été créée à Paris le 8 juillet 1941. C'était une association de collaborationnistes chargée de recruter des volontaires pour la formation d'une unité destinée à combattre, au sein des forces allemandes, sur le front russe. Cette unité constituera ainsi le 638e régiment d'infanterie de la Wehrmacht. En juin 1942, la LVF se transformait en "Légion tricolore", une association de type loi 1901, qui n'aura qu'une courte existence, car dissoute par la loi n° 1113 du 23 décembre 1942 ( J.O.E.F. du 17/01/1943 ) ; les avantages accordés aux membres par le gouvernement étant cependant maintenus. En 1943, par la loi n° 95 du 11 février ( J.O.E.F. du 12/02/1943 ), l'association dite "Légion des Volontaires Français contre le bolchevisme" était désormais reconnue d'utilité publique par le gouvernement de Vichy. Le 22 juillet 1943, la loi n° 428, relative aux engagements volontaires dans les formations antibolchevistes ( J.O.E.F. du 23/07/1943 ), précisait : « Les Français peuvent contracter un engagement volontaire pour combattre le bolchevisme hors du territoire dans les formations constituées par le gouvernement allemand ( Waffen-S.S. ) pour y être groupés dans une unité française. Ceux qui appartenant à cette unité, combattront effectivement hors du territoire, bénéficieront des avantages prévus par les lois et règlements relatifs à la Légion des volontaires français contre le bolchevisme. » Ces dispositions furent étendues aux engagés volontaires dans la marine de guerre allemande ( Kriegsmarine ) par la loi n° 159, du 17 mars 1944 ( J.O.E.F. du 18/03/1944). Cette Légion sera finalement intégrée, en septembre 1944, dans la 33e division de grenadiers, dite "Charlemagne", de la Waffen-SS. Enfin, il est à noter que, par la loi n° 290 du 19 mai 1943 ( J.O.E.F. du 20/05/1943 ), les volontaires ayant combattu sur le front de Tunisie furent assimilables aux membres de la Légion des volontaires français contre le bolchevisme, et que les dispositions de la loi n° 95 du 11 février 1943 leur furent également applicables de plein droit.Concernant la décoration proprement dite, le 18 juillet 1942, la loi n° 704, relative aux garanties données aux membres de l'association dite "Légion tricolore" ( J.O.E.F. du 08/08/1942 ), mentionnait dans son article 3 : « Les officiers, sous-officiers et hommes de troupe de la Légion tricolore, pourront être décorés de la Légion d'honneur ou de la Médaille militaire dans les conditions prévues par la réglementation en vigueur. Des citations comportant l’attribution d’une médaille seront décernées à ceux d'entre eux qui se seront particulièrement distingués. » Cette médaille sera en fait une croix de guerre spécifique destinée à être décernée dès le mois d'août suivant. Cette loi du 18 juillet sera complétée par l'arrêté du 16 septembre 1942 ( J.O.E.F. du 17/09/1942 ), qui précisait, dans son article 4 : « Le gouvernement français accorde la reconnaissance officielle aux citations comportant ou non l'attribution d'une médaille, conférée dans les conditions fixées par les statuts de cette association aux membres de la Légion tricolore qui se seront particulièrement distingués. » Cette croix, qui reprenait en tous points le système d'agrafes de citations de la croix de guerre normale, fut bien évidemment interdite et supprimée par l’ordonnance du 7 janvier 1944, même si elle n'est pas nommément citée.
Ayant au final été peu conférée, c’est donc une décoration rare, car environ 400 croix furent seulement attribuées sur le front de l'Est, pour la plupart.
La Légion des volontaires français contre le bolchévisme, dite Légion des volontaires français (LVF), ou « Infanterie Regiment 638 » en allemand pour sa partie combattante au sein de la Wehrmacht, est une organisation créée le , soit quinze jours après le déclenchement de l'invasion de l'URSS par l'Allemagne Cette légion est soutenue par des partis collaborationnistes français, notamment le Rassemblement national populaire de Marcel Déat, le Parti populaire français de Jacques Doriot, et le Mouvement social révolutionnaire d'Eugène Deloncle .En juin 1942, le gouvernement de Vichy tente de la récupérer en la transformant en Légion tricolore sous son contrôle, mais abandonne en décembre 1942 face à l'opposition catégorique des Allemands. En septembre 1944, sa partie combattante, l'« Infanterie Regiment 638 », est dissoute sur décision des Allemands et ses effectifs sont principalement intégrés à la Division SS Charlemagne. La LVF utilisait comme étendard le drapeau tricolore français
L'oncle du futur président de la République Georges Pompidou, le lieutenant Frédéric Pompidou, sert également dans la LVF ; après la guerre, il s'engage dans la Légion étrangère et finit sa carrière comme capitaine à Sidi Bel Abbès.
Avec le succès soviétique de l'opération Bagration en juin 1944, la LVF est entraînée dans la débâcle du front russe. Durant leur retraite, la LVF a pour ordre de stopper l'avance soviétique. Le 26 et , au moins 6000 soldats de la LVF, commandés par Jean Bridoux, se battent aux côtés de quatre chars Tigre près de la rivière Bobr en Russie blanche. Ce sera sans doute leur plus beau coup militaire puisque, non seulement, ils parviennent à stopper la progression soviétique pendant quelques jours, mais ils détruisent aussi un grand nombre de blindés. D'après l'auteur Saint-Loup, les journaux soviétiques auraient écrit sur cette bataille : « […] sur la rivière Bobr, des unités blindées appartenant aux deux fronts de Russie blanche se sont heurtées à la résistance de deux divisions françaises », alors qu'en réalité les Français n'étaient qu'au nombre de 6000.
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