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  le blog labrousse.erick par : ERICK

Droit et Devoir de Mémoire deuxième guerre mondiale 1940 1945 LUTTER CONTRE LA RÉHABILITATION DE VICHY OU DE SON ADMINISTRATION DE L ÉTAT FRANÇAIS

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Vichy collabore a la solution finale a l'Heure d'ete

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Vichy collabore a la solution finale a l'Heure d'ete
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Vichy collabore a la solution finale a l'Heure d'ete

Conférence de Wannsee du 20.1.1942 : elle fut une réunion décisionnelle de "la solution finale" mais de confirmation de la collaboration de Vichy....

Si l 'extermination physique des JUIFS entre dans les faits dès 1940 en POLOGNE. Il est difficile de s a voir quand fut réellement décidé à l'échelle gouvernementale de la pratiquer systématiquement Voici , en tout c as , les d eux documents historiques d e la Solution finale
G ô r i n g ordonne de prendre des dispositions pour un règlement définitif de la Solution Finale
R e i c h s m a r c h a l des Grossdeutschen R e i c h e s .
B E R L IN ,l e 8 j u i l l e t 1 9 4 1
Dest : Gruppenfuhrer Heydrich .
C h e f d e l a P o l i c e d e S é c u r i t é e t d u S D .
En complément d e la mission qui vous a été c o n fié par le décret d u 24 - 0 1- 3 9 de résoudre la question juive par d es déplacements ou des évacuation s , d 'une manière aussi favorable que possible en tenant compte des conditions actuelles , je vous charge de prendre toutes les dispositions administratives , techniques et matérielles pour un règlement général de la question juive dan s la Zone d 'influence Allemande en Europe . L es autres autorités centrales y collaboreront dans la mesure ou ces dispositions toucheront le domaine de leur compétence . Vous voudrez bien me présenter sous peu un projet d 'ensemble sur l es mesures administratives , techniques et matérielles préparatoires à ce règlement définitif d e la question juive qui est désiré .
GÔRIN G
Le gouvernement d e VICHY adoptera le système Heure d 'été a fin d' harmoniser les transports dans l'Europe Nazie
Procès -v e r b a l d ' une conférence , tenue à B E R L I N , e n 1 9 4 2
sur la solution définitive de la question Juive .
I . — Une conférence s 'est réunie le 2 0 J a n v i e r 1 9 4 2 à BERLIN
A m G r o s s e n W a n u s e e,NR 56 58 ,su r l e règlement définitif de la question juive (. . . .)
  1. — L e S S- obergruppen führer HE YDRICH, Chef d e la Po li c e d e Sécurité et du SD, fait tout d 'abord connaître qu 'il a été chargé par le Reichsmarschall d e préparer l e règlement définitif de la question juive en Europe et que l 'objet de la conférence est de b en préciser certains points de principe (. . . . .) II appartient au Reich führer SS e t Chef de la Police allemande de centraliser , sans considération des frontières géographiques , la préparation de ce règlement définitif de la question juive .
L es accords entre l e Gouvernement de VICH Y e t les Allemands en France sont sur la base d e cette mesure s . . . .
La France à l'heure allemande[archive]par Yvonne Poulle,
Bibliothèque de l'École des chartes vol. 155,Librairie Droz, 1997,
(ISSN 0373-6237),p.493.
YVONNE POULLE B.É.C. 1999
*
II est donc naturel que la S.N.C.F., dès le 13 août 1940, s'inquiète de cette question
16. Chargée d'établir l'horaire d'hiver au 6 octobre suivant, elle propose au ministre
des Communications, François Piétri, une solution toute simple au problème, à savoir le maintien de l'heure d'été (G.M.T. + 1) en zone non occupée, étant prévu que, dans la nuit du 5 au 6 octobre, en zone occupée les Allemands vont retarder les pendules d'une heure pour passer à l'heure d'hiver d'Europe centrale (G.M.T. + 1)
: on aurait ainsi la même heure dans toute la France. René Claudon, directeur général des chemins de fer et des transports au ministère, soutient une mesure dont il estime qu'elle n'est ni « extraordinaire » ni « anormale », auprès du secrétaire général des Travaux et des Transports et, « afin d'éviter que la question ne soit posée à Vichy et réglée dans un sens différent, [il] propose de saisir le ministre [Piétri] de propositions concrètes ». Le secrétaire général ajoute même qu'« une liaison téléphonique serait préférable : il n'y en a que pour deux secondes pour exposer l'affaire au ministre si on veut éviter la dualité d'opinion ». Et le ministre, le 24 août, téléphone de Vichy son accord pour le maintien de l'heure d'été, accord que Claudon transmet à la S.N.C.F. par lettre du 30 août. Un projet de décret pour le maintien de l'heure d'été (G.M.T. + 1) en zone non occupée est préparé, qui réaliserait donc l'uniformisation de l'heure entre les deux zones.
Mais, coup de tonnerre, les Allemands maintiennent l'heure d'été (G.M.T. + 2) en
zone occupée. Le 2 octobre, Robert Le Besnerais, directeur général de la S.N.C.F., propose, étant donné que les horaires d'hiver sont déjà faits, d'uniformiser l'heure en ajoutant une heure à l'heure de la zone non occupée. Claudon lui répond alors de différer l'application des nouveaux horaires. Donc, à l'automne, les trains venant de
la zone non occupée continuent de circuler avec une heure de retard dans la zone occupée, les trains venant de la zone occupée continuent d'attendre une heure supplémentaire à la ligne de démarcation, tout cela bien entendu bouleversant les correspondances. Dans une lettre au ministre du 14 octobre, la S.N.C.F. constate que « cette situation est à la fois très préjudiciable aux voyageurs et très dangereuse du point de vue de la sécurité de la circulation. Elle a également pour effet de perturber la circulation des transports militaires allemands en zone occupée. Il [lui] semble indispensable de la faire disparaître le plus tôt. En effet, les conversations officieuses avec les autorités ferroviaires allemandes de contrôle [lui] ont fait apparaître comme très probable que le gouvernement allemand ne
modifierait pas l'heure applicable en zone occupée avant longtemps. » Le ministère juge alors que la S.N.C.F. paraît abuser de l'argument « autorités occupantes » et confirme son refus de modifier l'heure légale en zone non occupée. En conséquence, le secrétaire d'Etat aux Communications, Jean Berthelot, décide que, les autorités allemandes de contrôle n'acceptant pas en principe de modification de service en zone occupée, la nécessaire révision des horaires ne portera que sur la marche des trains dans les parties des deux régions S.N.C.F. de la zone non occupée. La S.N.C.F. propose alors des ajustements d'horaires pour le 15 décembre, en particulier aux gares de contact. Bien que l'on ait reparlé à la fin de la première quinzaine de novembre d'un retour des Allemands à l'heure d'hiver en zone occupée, ce qui aurait annulé les dispositions précédentes, la S.N.C.F., en réponse à une lettre de Berthelot du 25 novembre, soumet le 4 décembre un nouveau projet d'horaires, compte tenu du
maintien de l'heure d'été d'Europe centrale en zone occupée, et souhaite être fixée sur l'heure légale en zone non occupée pour les horaires du 5 mai 1941, en faisant remarquer qu'il est évident que l'application d'une super-heure d'été en zone non occupée, qui donnerait la même heure légale dans les deux zones, faciliterait grandement son travail.Sans que l'on connaisse cette fois-ci les tractations entre Paris et Vichy, Claudon répond à la S.N.C.F. le 16 décembre que « le gouvernement français a décidé de rétablir l'unité horaire entre les deux zones grâce à une avance de deux heures en zone non occupée, c'est-à-dire par une avance d'une heure de l'heure actuellement en vigueur, la date prévue, en accord avec les autorités allemandes, étant celle du 15-16 mars prochain ».
Mais la loi de 1923 n'autorisant qu'une avance de 60 minutes en été par rapport à l'heure légale, il faut donc une nouvelle loi fixant l'amplitude du changement. La note de présentation accompagnant le projet de loi mélange, à dessein peut-être pour sauver la face dans une question de souveraineté, le problème des dates de changement d'heure imposées par les Allemands et celle de l'amplitude du changement où sont invoquées les raisons de commodité. On aboutit finalement à la loi du 19 décembre 1940 18 selon laquelle « le gouvernement fixera chaque année par décret l'amplitude de l'avance de l'heure légale, prévue par la loi du 24 mai 1923 (...), ainsi que les dates d'entrée en vigueur de l'avance de l'heure et de rétablissement de l'heure normale ».
Le décret, pris seulement le 16 février 194119, ne conserve pas la date
17. On aboutit ainsi à des horaires dignes de Jules Verne; par exemple, à la gare de contact de Moulins, le train de nuit Paris-Lyon, qui dessert Vichy, arrivé à 2 h 05 (heure de zone occupée), repart à 1 h 50 (heure de zone non occupée). 18. J.O., 9 janvier 1941.du 15-16 mars qui avait été proposée, mais retient celle du 5 mai pour une avance
de deux heures de l'heure légale (G.M.T. + 2), c'est-à-dire pour une avance effective d'une heure des pendules déjà à l'heure d'été depuis 1939 (G.M.T. + 1), la date choisie pouvant faire passer le changement pour une avance saisonnière normale 20; l'unité entre les deux zones semble donc acquise : reste à savoir ce qu'il adviendra du changement d'heure saisonnier. Désireuse d'éviter les contre-temps de l'année passée, la S.N.C.F., quatre jours après la mise en application de l'uniformisation de l'heure, s'inquiète de savoir s'il
s'agit d'une mesure définitive, comme il ressort d'une lettre du président de son conseil d'administration, Pierre Fournier, au ministre Berthelot21. Celui-ci répond par l'affirmative « pour la période d'été et pour celle d'hiver si les autorités allemandes décident le retour à l'heure normale en Allemagne, applicable dans les territoires occupés ». Mais, avant d'entreprendre le lourd travail d'établissement du service d'hiver, Fournier réinsiste en proposant deux solutions où le gouvernement français de toute façon s'aligne sur les autorités allemandes, soit qu'elles maintiennent l'heure d'été en hiver, soit qu'elles retournent à l'heure d'hiver. Dans sa réponse, Berthelot, tout en chargeant le délégué général du gouvernement
français dans les territoires occupés de s'informer auprès des Allemands, préconise d'établir deux horaires, l'un sans décalage et un autre avec décalage d'une heure entre les deux zones. Fournier, devant l'importance du travail à préparer, revient sur la question en juillet et demande à être fixé pour le 15 août. Sans doute est-il entendu, car le décret du passage à l'heure d'hiver (G.M.T. + 1) pour 1941 est pris le
23 septembre22 pour un changement simultané d'heure et d'horaire dans la nuit du 5 au 6 octobre suivant.
On ne sait pas si des tractations similaires précèdent le décret du 17 février 1942 qui rétablit l'heure d'été (G.M.T. + 2) en zone non occupée à partir 20. Annuaire du Bureau des longitudes, 1943, p. 209. Contrairement à ce que pense Dominique Veillon, Vivre et survivre en France, 1939-1947, Paris, 1995, p. 73-74, n.
4, l'uniformisation n'a été obtenue que par un alignement de la zone non occupée sur la zone occupée ; cette historienne reste cependant la seule à avoir abordé le sujet.
21. La genèse du décret du 26 septembre 1941 se trouve dans un dossier conservé dans les archives du secrétariat du conseil d'administration de la S.N.C.F. et intitulé « Unité d'heure entre la zone libre et la zone occupée, détermination de l'heure légale en zone libre, hiver 1941-1942 ». Ce dossier est signalé dans La Seconde guerre mondiale, guide des sources conservées en France, 1939-1945, Paris, 1994,
p. 1117.
22. J.O., 28 septembre 1941. On ne sait pas quelle a été la réponse des autorités allemandes à la question posée par le délégué général du gouvernement français dans les territoires occupés, mais il est vraisemblable, si on en juge par ce qui se passera l'année suivante, que la date du 5-6 octobre et la simultanéité des deux changements ont suivi ce qui était décidé en Allemagne. du 9 mars23. Mais on est mieux renseigné pour le décret du 26 octobre qui rétablit l'heure d'hiver (G.M.T. + 1) en zone non occupée à partir du 2 novembre. La Waffen
Verkehr Direktion Paris ayant fait connaître à la S.N.C.F. que la Reichsbahn prolongeait son service d'été jusqu'au 2 novembre, le secrétaire d'État aux Communications demande le 1er juillet au chef du gouvernement de lui faire connaître la date du retour à l'heure d'hiver en zone non occupée. Dans une note du 16 août, celui-ci informe le ministre que la question de l'heure d'hiver sera évoquée au prochain Conseil des ministres et qu'il convient de maintenir l'uniformité de l'heure entre les deux zones. Dans sa séance du 21 août, le Conseil décide que « l'heure ne sera pas changée », c'est-à-dire que, pour garder l'uniformité entre les deux zones, le changement des horaires se fera le 2 novembre en simultanéité avec celui de la Reichsbahn24.
Après l'entrée des Allemands en zone non occupée, et sans d'ailleurs qu'elle y soit pour rien, le changement d'heure continue de s'effectuer régulièrement, dans l'ensemble de la France, au printemps et à l'automne : le 29 mars 1943 (décret du
19 mars) pour l'heure d'été, le 4 octobre 1943 (décret du 13 septembre) pour l'heure d'hiver, et le 3 avril 1944 (décret du 29 mars) pour l'heure d'été25. La libération du territoire en 1944-1945 s'effectue donc, selon la chronologie de l'avance des armées alliées, pour partie à l'heure d'été (G.M.T. + 2) fixée par Vichy,
pour partie à l'heure d'hiver (G.M.T. + 1) fixée par le Gouvernement provisoire de la République française à partir du 8 octobre 1944. Puis le retour à l'heure d'été est fixé au 2 avril 1945, mais il s'agit toujours de l'heure d'été d'Europe centrale (G.M.T. + 2). Ce n'est qu'au mois d'août 1945 qu'un décret prévoit le rétablissement de l'heure d'hiver d'Europe occidentale (G.M.T.) en deux étapes, le 16 septembre et le
18 novembre, avec chaque fois un retard d'une heure, le deuxième s'additionnant au premier. Mais un décret du 5 novembre supprime le second changement prévu pour le 18 novembre, si bien que la France reste de fait soit à l'heure d'été d'Europe occidentale, soit, si l'on veut, à l'heure d'hiver d'Europe centrale ; et comme il n'est plus question, jusqu'au 28 mars 1975, de changement saisonnier de l'heure, on peut
considérer qu'à cette date, où elle 23. J.O., 20 février 1942
24. Voir Arch,nat., F60 655. La Waffen Verkehr Direktion est la direction des transports militaires de l'état-major allemand à Paris. Il n'existe pas de compte rendu des conseils des ministres pour l'année 1942, mais Jacques Le Roy-Ladurie,Mémoires 1902-1945, éd. Emmanuel Le Roy-Ladurie, Paris, 1997, p. 364, mentionne qu'au Conseil des ministres du 21 août a été évoquée la question du « maintien de
l'heure d'été en zone occupée ».
  1. J.O., 23 mars 1943, 24 septembre 1943, 31 mars 1944.
  2. retrouve l'heure d'été, la France, pour des raisons d'économies pétrolières, retourne à « l'heure allemande »
En conclusion, on voit que, en 1940 et en 1942, les impératifs techniques l'ont emporté sur toute autre considération, même de souveraineté nationale, par le truchement des chemins de fer, comme ils l'avaient fait en 1891, lorsque l'heure légale avait supplanté les heures locales en France. Sous l'occupation, l'heure
légale imposée, d'abord pour une partie du pays, puis pour l'ensemble du territoire est celle du Reich. Il s'agit dans tous les cas de faire rouler les trains selon des horaires cohérents sur un territoire de plus en plus grand27. Mais on ne tient pas plus compte alors que maintenant des plaintes des usagers obligés de se lever en pleine nuit l'hiver et de se coucher deux heures avant le soleil en été, même s'il s'agit de réaliser des économies. Car on doit ranger parmi les conséquences paradoxales de la Seconde guerre mondiale le passage de la France du méridien de Greenwich à celui de Berlin.
Yvonne POULLE.
26. Décrets des 2 octobre 1944 (J.O., 3 octobre 1944), 17 mars 1945 (J.O., 20 mars
1945), 14 août 1945 {J.O., 15 août 1945), 5 novembre 1945 (J.O., 13 novembre 1945)
et 19 septembre 1975 {J.O., 20 septembre 1975).
27. Voir Gerhard Dohrn-van Rossum, L'histoire de l'heure, Paris, 1997, p. 364-366. Il
est curieux à ce propos de noter que, malgré ses anciennes fonctions, Pierre Girard, qui avait été pourtant chef du service des horaires de la région Sud-Est de la S.N.C.F. sous l'occupation, n'effleure absolument pas la question de l'heure dans la déposition qu'il fit auprès de l'Institut Hoover dans l'enquête que celui-ci a
conduite après la guerre : Institut Hoover. La vie en France sous l'occupation, t. I,
Introduction :
A proximité du triste anniversaire de la Conférence de Wannsee du 20 janvier 1942, il est utile de revenir sur l’importance historique qui lui est prêtée par quelques historiens, journalistes ou politiques (protocole de la Conférence, copié en fin de texte).
D’autres historiens pensent qu'il y a eu plusieurs décisions pour la mise en place de "la solution finale".
Christopher Browning fait remonter "les origines de la solution finale" : * selon Danuta Czech, et d'autres auteurs, à fin août et début septembre 1941,
* selon Jean-Claude Pressac, au début décembre 1941.
Les persécutions et la ségrégation des Juifs furent mises en place en plusieurs étapes : * après l'accession au pouvoir du parti nazi (le 30 janvier 1933, Hitler est nommé Chancelier par le Président Hindenburg), le racisme d'Etat donna lieu à une législation anti-juive, à des boycotts, à "l'aryanisation" (il s’agit d’une politique de spoliation systématique des entreprises et des biens appartenant aux Juifs), et aux pogroms de la "Nuit de cristal", tous des événements dont le but était d'isoler les Juifs de la société allemande et de les inciter à partir d'Allemagne. * après l'invasion de la Pologne par le Reich le 1er septembre 1939 (début de la Seconde Guerre mondiale), les nazis commencèrent par créer des ghettos ou des Juifs polonais et d'Europe occidentale furent enfermés. On lit, souvent, que la décision de "la solution finale" a été prise le 20 janvier 1942 à Wannsee (quartier situé à l’extrémité Ouest de Berlin).
L'expression de « solution finale » a été utilisée lors de cette Conférence mais elle a déjà été employée le 31 juillet 1941 dans la lettre de Goering à Heydrich, visée au § 1.4 ci-dessous.
L'objet de cette Conférence (détaillé en conclusion) était :
- davantage politique, pour affirmer la mainmise de la SS (la Schutzstaffel ( « esc<em>adron de protection » ) sur le processus de « la solution finale »,
- que technique, logistique ou d’affirmation d’un principe.
L'objet de la présente Note est de rappeler que plusieurs éléments, tant sur les plans :
- juridique
- logistique
- qu’historique (évènements de guerre majeurs, antérieurs au 20.1.1942) ,
militent en faveur d'une décision de "la solution finale", très probablement, le 31 juillet 1941, à une date antérieure donc, au 20 janvier 1942, date de la Conférence de Wannsee.
Décisions, antérieures à la Conférence de Wannsee du 20 janvier 1942, relatives à"la solution finale", sur un plan juridique :
La première décision d'Hitler, le 1er octobre 1939, traite de l'élimination, notamment de "tous les pensionnaires juifs des Etablissements thérapeutiques" : Le 1er octobre 1939, une lettre d’Adolf Hitler donne l’autorisation aux médecins « d’accorder une mort miséricordieuse aux malades qui auront été jugés incurables, selon une appréciation aussi rigoureuse que possible », suivant indications de Marcel Ruby (Le Livre de la Déportation,1995), et Francis Lachaise (Les péripéties du deshonneur allemand,1998).
Après l'invasion allemande de l'Union Soviétique du 22 juin 1941, lesEinsatzgruppen (unités mobiles d'extermination), sous la direction de Reinhard Heydrich, commencèrent des tueries de masse qui touchèrent des communautés juives entières.
« La SS, la garde d'élite de l'Etat nazi, considéra bientôt que les méthodes mobiles d'extermination - principalement par arme à feu ou par camions à gaz - étaient insuffisantes et psychologiquement difficiles pour les assassins », selon des Extraits de United States Holocaust Memorial Museum (Année 2013).
Le 16 juillet 1941, lors d'une réunion à laquelle participent notamment Hermann Göring, Martin Bormann, edia.org/wiki/Alfred_Rosenberg">Alfred Rosenberg, Wilhelm Keitel et Hans Lammers, Hitler évoque ses projets pour l'avenir des territoires occupés à l'Est :
pour Hitler, ces territoires doivent devenir « un jardin d’Éden germanique » et« naturellement, les vastes zones doivent être pacifiées au plus vite ; la meilleure manière d'atteindre ce résultat est d'abattre quiconque ose nous regarder de travers. »Cette réunion a été interprétée comme le premier tournant dans le processus de décision qui a mené au génocide.
Le 31 juillet 1941, Hermann Goering signe une lettre, soumise par Reinhard Heydrich (numéro 2 de la SS), par laquelle : il étend les pouvoirs confiés à ce dernier depuis l’arrêté du 24 janvier 1939, où il était question d'émigration et d'évacuation,
lui demande « de prendre toutes les mesures préparatoires nécessaires [...] pour obtenir une solution totale de la question juive dans la zone d'influence allemande en Europe », « pour réaliser la solution finale désirée de la question juive » (Endlösung der Judenfrage).
Ce paragraphe, entre autres, est tiré de l'article "Shoah" de l'historien Jean Dujardin, cité dans1938-1948, Les années de tourmente, de Munich à Prague, Dictionnaire critique (sous la direction de J.-P. Azéma et F. Bédarida,1995).
A noter qu’une copie de cette lettre du 31 juillet 1941 d’Hermann Goering, adressée à Heydrich, sera jointe à la convocation faite par le même Reinhard Heydrich pour la Conférence de Wannsee du 20 janvier 1942 (évoquée en Conclusion au § a.2, ci-dessous).
Le 25 octobre 1941, lors d’un entretien avec Himmler et Heydrich, Hitler déclare :
« Ne laissez personne me dire : nous ne pouvons pas les envoyer dans les marais ! Qui se soucie alors de notre propre peuple ? Il est bon lorsque la terreur est devant nous que nous exterminions les Juifs. Nous réécrivons l’histoire, d'un point de vue racial ».
Deux à 3 mois après l’intervention allemande en Union Soviétique, l'ordre d'extermination des Juifs serait venu d’Hitler :Selon Adolf Eichmann, Odilo Globocnik chef de l'Aktion Reinhardt aurait reçu de Heinrich Himmler, Reichsführer SS, l'ordre d'extermination des Juifs.
En effet, Adolf Eichmann a déclaré, en avril 1961 (lors de son procès à Jérusalem), que Reinhard Heydrich lui avait confié, deux à trois mois après l'invasion de l'Union soviétique(soit entre le 22 août et le 22 septembre 1941), qu’Hitler avait ordonné l'extermination des Juifs.Reinhard Heydrich aurait ainsi ordonné à Eichmann : « Rejoignez Globocnik. Le Reichsführer lui a donné des instructions explicites. Allez constater où il en est de sa démarche“.Adolf Eichmann ayant prononcé ces propos à l’occasion de son procès, en avril 1961, ils doivent être pris avec circonspection, car Eichmann pouvait avoir tendance à se disculper.D'autres décisions, à caractère juridique, concernant "la solution finale" Décisions, antérieures à la Conférence de Wannsee du 20 janvier 1942, relatives à"la solution finale", sur un plan logistique :
Dans cette "solution finale", mortifère pour une grande partie d'un peuple, principalement, il y a plusieurs éléments qui ont nécessité une organisation, des essais et une coordination, à différents niveaux :
construction des chambres à gaz ,
- fabrication du gaz (Zyklon B) , ou,
construction des camps d’extermination et des fours crématoires, notamment (§ 2.3).
En ce qui concerne la construction des chambres à gaz : La conception et la construction des chambres à gaz ont dû nécessiter des projets avant leur mise en œuvre.
L’opération d’élimination des pensionnaires juifs des hôpitaux et asiles -dessus, de cette Note) commence très tôt, en octobre 1939. C’est la première fois que sont expérimentées les chambres à gaz qui seront bientôt utilisées dans les camps. « L’euthanasie constitue le prologue à l’extermination massive dans certains camps de concentration ». l'automne 1941, les nazis construisirent des chambres à gaz dans des camps d'extermination (à distinguer des camps de concentration) pour gazer en même temps plusieurs centaines de personnes à l'aide du Zyklon B.
Le 7 décembre 1941 commence le gazage des juifs à Chelmno (Pologne), ce qui suppose : une décision de construction antérieure, et,se situant, en tout état de cause, avant le 20 janvier 1942, date de la Conférence de Wannsee (cf. § 2.3.3, ci-dessous).En ce qui concerne la conception et la fabrication du gaz Zyklon B :C'est le 3 septembre 1941 que les nazis testèrent le Zyklon B dans les locaux disciplinaires de la cave du bloc 11 sur des prisonniers soviétiques dans le camp souche appelé Auschwitz 1, à Auschwitz.Le commandant d'Auschwitz, jugea le procédé plus efficace que les gaz d'échappement d'un moteur de char russe en usage dans les camps d'extermination de « l'opération Reinhard »(nom d’opération qui aurait été donné, selon certains historiens, en hommage au prénom de Reinhard Heydrich, décédé le 4 juin 1942) et l'utilisa pour l'extermination des Juifs et des Tziganes.Les expériences tirées du programme d'euthanasie n'ont pu être que partiellement utilisées car l'ampleur de « l'action Reinhard » était beaucoup plus grande.En ce qui concerne la construction des camps d’extermination et des fours crématoires : Depuis le 14 octobre 1941, l'ordre a été donné de déporter les Juifs du Reich vers les ghettos d'Europe orientale.A l'automne 1941, Heinrich Himmler chargea le général SS Odilo Globocnik (commandant des SS et de la police dans le district de Lublin) de la mise en application d'un pland'extermination systématique des Juifs du "Gouvernement général" (Pologne), comme évoqué au § 1.7 ci-dessus. « L'Action Reinhardt » :
Cette « Action Reinhardt » fut le nom de code de l'opération d'assassinat des Juifs du Gouvernement général de Pologne A l'origine, le nom de l'opération, lancée à l'automne 1941, correspondait au nom du Secrétaire d'Etat aux Finances, Fritz Reinhardt m>(avec un t à la fin).Lorsque Reinhard (sans t) Heydrich, le n° 2 de la SS, fut assassiné par des partisans tchèques, à Prague, le 4 juin 1942, l'opération en cours prit le prénom de ce dernier, comme nom de code, selon extraits de United States Holocaust Memorial Museum (Année 2013)..
Vichy collabore a la solution finale a l'Heure d'ete
Vichy collabore a la solution finale a l'Heure d'ete
Vichy collabore a la solution finale a l'Heure d'ete
Vichy collabore a la solution finale a l'Heure d'ete
Vichy collabore a la solution finale a l'Heure d'ete
Vichy collabore a la solution finale a l'Heure d'ete
Vichy collabore a la solution finale a l'Heure d'ete
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Vichy collabore a la solution finale a l'Heure d'ete
Vichy collabore a la solution finale a l'Heure d'ete
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